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Ouvert depuis mars 2006, ce blog accueille 36 154 visiteurs (218 745 pages vues) à ce jour (22/0108). Espace de débat et d’information, il est animé par des militants socialistes, habitant le 20 ème, présents sur le terrain, actifs dans notre section qui travaillent à la construction d’un grand parti socialiste, primat du projet collectif, nouvelles relations avec les forces du travail, le monde associatif, les relais citoyens.  Ce blog t'est ouvert.  A bientôt ! Pour GPS20, Pascal Joseph, délégué national du PS à la coordination

Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /Sep /2007 11:52
Comme je m’y suis engagée dans la campagne et dès mon élection, je souhaite associer les militants et au-delà les citoyens, au travail législatif que je conduis à l’Assemblée.
 
Vice-Présidente du groupe socialiste en charge de l’immigration et du co-développement, je suis chargée de « suivre » les projets de Brice Hortefeux et notamment le projet de loi relatif à la maîtrise de l'immigration, à l'intégration et à l'asile en discussion les 18 et 19 septembre prochains.
 
Dans cet esprit, j’ai convié les militants socialistes, samedi dernier à une réunion de travail et d’échanges autour du projet de loi.. Nous avons abordé bien des sujets. Tout d’abord l’orientation générale de ce gouvernement et de ce ministère dont l’intitulé continue à susciter colère et interrogation. Bien sûr, la question du regroupement familial et des tests ADN, mais aussi, les propositions des socialistes. Dans notre terre du 20ème, où nous savons ce que c’est que de vivre ensemble, nous recevons particulièrement mal la stigmatisation à outrance de tout ce qui ne ressemble pas à la « norme », car au fond, c’est de cela qu’il s’agit. J’aurai l’occasion à l’Assemblée Nationale de porter tout à la fois le refus de cette politique inutile, dangereuse et électoraliste mais aussi la volonté du vivre ensemble qui est le ferment du pacte républicain.
 
Je remercie les 60 camarades qui ont pris de leur temps ce samedi et qui ont, par leurs échanges, nourri ma réflexion. On trouvera ci-après un extrait de mon intervention, une synthèse plus complète de notre réunion sera disponible bientôt.
 
J’aurais bien sûr l’occasion de renouveler ce type de réunion et de l’élargir à toutes celles et tous ceux qui dans la 21ème circonscription veulent m’épauler et me soutenir dans mon action de parlementaire.
 
George Pau-Langevin, députée de Paris, Vice-Présidente du Groupe socialiste
Par George Pau-Langevin - Publié dans : Paris, le 20ème
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Mardi 18 septembre 2007 2 18 /09 /Sep /2007 20:56
Le souvenir de la dernière CA est lointain. C'est vrai que les CA étaient devenues rares, signe tangible, s'il en fallait un, d'un fonctionnement de la section du 20è qui est loin d'être optimal.
Cette fois-ci, la convocation est bien partie à temps et les camarades de la CA ont été massivement présents. Ambiance de rentrée, studieuse, décontractée, avec un souci manifeste d'efficacité et aussi de cohésion.
A l'ordre du jour, plusieurs points, comme à l'habitude, mais avec une volonté affichée de faire vite et bien.
Un vœu concernant la saisine de la Commission des conflits suite à la campagne dissidente faite dans le 20 lors de la dernière élection législative, a été présenté par la secrétaire de section et voté par une très nette majorité. En substance, le vœu souhaite que la Commission des conflits puisse faire son travail et rende son rapport dans les meilleurs délais.
Un point sur l'université d'été de la Rochelle a été fait par Pascal. A ce sujet, pour plus de détails, voir son compte rendu sur le blog de Gps 20 (Retour de la Rochelle – 03/09/07).
Un point Trésorerie a été fait par une co-trésorière. La situation de la trésorerie est loin d'être confortable. Au contraire, les prévisions ne sont pas optimistes si toutes les recettes prévues ne sont pas encaissées. Sur les cotisations, un barème national est en cours de réflexion et sera soumis ultérieurement à discussion.
Le calendrier des prochaines élections municipales a été communiqué.
24-30 septembre: dépôt des têtes de liste de candidature.
3 au 17 octobre: AG de présentation des têtes de liste de candidature
17 octobre: AG fédérale.
18 octobre: Vote de désignation des têtes de liste
12 au 18 novembre: dépôt des candidatures pour les listes
3 au 12 décembre : AG de présentation des candidatures
13 décembre: Vote de désignation des candidats pour les listes municipales
19 décembre: Nouvelle présentation des listes, si nécessaire.
Une présentation a été faite sur l'immigration, sujet actuellement en discussion à l'assemblée nationale où notre députée, George Pau-Langevin, fait un travail politique acharné et intelligent contre les projets de lois de la droite. Une réunion avec les militants a eue lieu à la section, pour discuter du sujet de l'immigration et échanger sur la riposte du parti.
Le pot de reprise des cartes a été décidé avec un calendrier qui sera communiqué.
Sur les propositions de travail, une commission chargée de dépouiller et d'analyser le questionnaire aux adhérents a été constituée.
Un groupe de travail sur le blog a également été mis en place.
Enfin, sur proposition de la secrétaire de section, la commission locale du projet a été élargie à deux nouveaux camarades: Francis et Julien.
Avec satisfaction, il faut reconnaître que la tendance amorcée se confirme: la CA devient efficace sur sa tenue. Mais avec regret, il faut le constater et le dire aussi, les problèmes demeurent. A commencer par le local qu'il faudra quitter dans les prochains jours…
Hamidou Samake, membre de la commission administrative
Par Hamidou Samake - Publié dans : Paris, le 20ème
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Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /Sep /2007 13:35
Par gps20 - Publié dans : Vie politique nationale
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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /Sep /2007 15:45
 
C’est officiel, depuis une semaine, Bertrand Delanoë a déclaré sa candidature pour Paris. Certes, on pourra considérer que ce n’est pas une surprise, mais il faut prendre au mot à la fois l’interrogation de Bertrand Delanoë sur le fait de se présenter aux suffrages des parisiens et sa détermination à relever le défi, une fois la question tranchée. Le mandat aura été exceptionnellement long, un septennat et particulièrement lourd compte tenu des enjeux de cette mandature, au sens propre historique, puisque près d’un siècle après, la gauche exerçait le pouvoir municipal. Il fallait d’abord requalifier Paris, on pourrait l’oublier, mais Paris faisait plutôt la une des journaux et des prétoires, non seulement pour délitement de la majorité précédente, mais surtout pour toutes sortes d’affaires, emplois fictifs, dévolution des fonds publics… Il fallait ensuite prendre en compte le fait que Paris n’est pas que la capitale, c’est une ville où les habitants veulent aussi du service public, de la propreté, des places en crèche, du logement, bref où l’on veut pouvoir vivre comme dans toute autre ville. On ne reviendra pas ici, moins sur le bilan en tant que tel que sur la réalisation du contrat passé avec les parisiens, mais, notons que celui-ci a été rempli, même s’il reste des insuffisances et des insatisfactions. On ne résumera pas non plus ce mandat à Paris-Plage, Nuits Blanches, Vélib’ ou le tramway, même si toutes ces réalisations ont fait bouger la ville. On sera attentif à une politique sociale soutenue, dans une Ville qui souffre aussi, à la place de l’enfant dans la Ville, à la politique du logement social, même si le nombre des demandeurs ne cesse d’augmenter… Un nouveau mandat pourquoi faire ? Et bien, Bertrand Delanoë a donné un début de réponse. Pas pour rempiler, mais pour innover encore et encore !  Et pour approfondir ! Ce qui veut dire que le travail des socialistes parisiens et notamment dans notre arrondissement, n’est pas de se contenter de remettre à jour des programmes passés, mais fort de l’expérience de gestion, de penser la Ville et ses habitants avec un regard neuf. Bertrand Delanoë devra aussi relever, et on le sait attentif aux évolutions de Paris et de notre société, les défis du renouvellement des générations et de la diversification des parcours. Parité, diversité, implication, proximité, voilà en quelque sorte le portrait chinois des équipes qui devront émerger. Tel est l’enjeu du débat démocratique qui s’annonce sous le signe du mouvement et de l’esprit de conquête. Bien évidemment, c’est un enjeu alléchant de participer à ce qui serait tout aussi historique : l’ancrage de Paris dans le mouvement du progrès et de la vitalité démocratique.
 
Par gps20 - Publié dans : Opinions et propos
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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /Sep /2007 12:29
La commission administrative de notre section, convoquée, comme à l?accoutumée par mail nocturne et sans concertation préalable, se réunira donc le 13 septembre. Bah, après près de 8 mois sans réunion, ne boudons pas notre franc plaisir de retrouver un début de fonctionnement normal. Rappelons tout de même qu?il avait fallu toute l?insistance des membres de la CA pour provoquer une réunion informelle en juillet, suivie de deux autres réunions dont nul ne savait ni le cadre, ni l?utilité, ni la légitimité. Bref, tout cela pour apprendre que notre section a un sérieux problème de trésorerie, que nous sommes sans local fixe à compter du 30 septembre et que nul ne sait où commence et où finit le PS dans le 20ème puisque des personnes qui ont fait campagne contre le PS participent aux instances et se permettent même de proposer la radiation de membres du PS pour défaut de cotisation ! Ah, ce n?est pas clair, ce propos paraît embrouillé, tout est déjà confus ? Eh bien c?est tout à fait normal, cela se passe comme cela dans le 20ème ! Bon, cette année, ouvrons les paris ! Après un fonctionnement mi bisounours, mi césariste, une dissidence, un bouillon financier et un déménagement presque à la cloche de bois, que peut-on se souhaiter pour 2007-2008 ? Un caramel mou est offert à qui fera la meilleure suggestion !
Par gps20 - Publié dans : Paris, le 20ème
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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /Sep /2007 18:25
Par François Hollande - Publié dans : Vie politique nationale
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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /Sep /2007 18:06

A l’heure où je mets sur le papier virtuel ces quelques mots, tout a été presque dit, lu, commenté, et donc cela m’incite à une vision plus personnelle de cette Université d’été. Tout d’abord, remarquons que les absences annoncées avant l’université à grand renfort médiatique de tel ou tel éléphant ou lionceau ont plutôt rendu service à cette édition. Il y avait moins de caméras, moins de bousculades, moins de petites phrases, bref, on pouvait se retrouver entre militants, discuter, échanger sans se faire écraser les pieds ou trépaner la tête par une perche ou un micro venus recueillir la phrase immortelle destinée au journal du soir. Soulignons aussi une affluence record, plus de 4 000 inscrits ! Oui, les socialistes avaient besoin de se retrouver après cette défaite aux présidentielles et notamment après l’espoir que nous pensions avoir pu lever dans le pays avec notre candidate Ségolène Royal. Nous avions aussi besoin de commencer à analyser, à comprendre, pourquoi, au-delà de Ségolène Royal, cela fait 19 ans que les français n’ont pas élu un président ou une présidente socialiste. Bien évidemment, trois jours ne suffiront pas à trouver des réponses à une question structurelle.

 

Parmi quelques flashs de cette édition, j’ai assisté à un des rares moments tendus, lorsque Marie-Noëlle Lienemann s’est faite rabrouer par des militants alors qu’elle se faisait interviewer par John-Paul Lepers. Il est vrai que Marie-No, comme on l’appelle, est la spécialiste du dézinguage après coup, ainsi en 2002 après la défaite et même en 1988 lorsqu’elle jugeait la candidature de Mitterrand anesthésiante. Mais, c’en était trop pour les militants qui n’apprécient pas et qui n’apprécient plus, à juste titre, que des dirigeants socialistes consacrent toutes les forces à taper sur le PS devant la presse.

 

J’ai eu l’occasion aussi d’échanger avec une camarade que je connais bien et qui vient de rejoindre l’équipe de Martin Hirsch. Bien sûr, Martin Hirsch n’est pas l’incarnation de l’UMP, mais il participe à la gestion du pays sous la direction de Nicolas Sarkozy. J’ai donc rappelé à cette camarade tout ce que sa présence avait de curieux parmi nous, non parce que nous serions renfermés sur nous-même. Mais on ne peut pas à la fois participer à une équipe qui va faire les franchises médicales, la TVA sociale, 13 milliards de cadeaux fiscaux et venir tranquillement réfléchir à la rénovation de la gauche ! Le plus curieux dans tout cela, c’est que Nicolas Sarkozy s’évertuant avec succès à brouiller les pistes entre droite et gauche, certains qui se disent à gauche ne savent plus où ils sont et à ce compte, il n’y aura plus de gauche, sauf protestataire. Et ce scénario est sans doute le plus solide pour garantir à la droite la durée.

 

Ce que je retiens de ces journées, où bien sûr on retrouve des camarades, des amis et l’on perpétue des traditions, c’est une volonté de prendre le temps moins de l’analyse que de la réponse. Le calendrier, avec les élections municipales, risque de ne pas être très commode, mais l’enjeu est d’importance, briser la fatalité qui pourrait faire du PS un parti de protestation convenable, assis sur une base locale et territoriale forte et laissant à la droite l’exercice du pouvoir central. Et redonner à celles et à ceux qui ont le plus besoin d’un changement dans leur vie, un outil de transformation sociale : le Parti Socialiste.

 

Pascal Joseph

Par gps20 - Publié dans : Opinions et propos
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Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /Août /2007 17:20
C’est une constante dans l’histoire de la Ve République­: l’élection du président de la République fixe les règles du jeu politique pour plusieurs années, tant dans le camp des vainqueurs que dans celui des vaincus. La période actuelle ne déroge pas à cette règle.
 
Depuis trois mois, en effet, nous assistons à un renforcement, jusqu’à l’omnipotence, du rôle du président de la République. L’instauration du quinquennat y a évidemment contribué. Mais ce phénomène, que nous regrettons et contestons, est aggravé aujourd’hui par plusieurs facteurs: une certaine arrogance comportementale et verbale du nouveau président, une relation équivoque avec les forces de l’argent et enfin une personnalisation excessive du pouvoir. A quoi il faut malheureusement ajouter l’attitude de certains socialistes, leur analyse erronée de la situation, leur manque de sang froid, leur recours au jeu des «petites phrases» et surtout à la part trop belle qu’ils font au fracas médiatique.
 
Que n’a-t-on entendu depuis trois mois à propos de notre Parti socialiste, de notre direction nationale ou de notre candidate à l’élection présidentielle ! Aurions-nous oublié que le PS est le second parti de France ? Aurions-nous oublié ses quelque 300000 adhérents qui militent ardemment sur le terrain, ses 200 députés et plus, sa  centaine de sénateurs, la présidence de 20 régions sur 22 et de la moitié des départements ? Aurions-nous enfin oublié que 17­millions d’électeurs se sont prononcés sur le nom de Ségolène Royal au second tour du scrutin présidentiel ?
 
C’est la réflexion sur l’avenir du PS et sur la construction d’une gauche nouvelle qui doit aujourd’hui mobiliser toutes nos énergies. En premier lieu, nous sommes plus que jamais hostiles à toute réforme tendant à instaurer un régime présidentiel. Du fait de la conception toute personnelle du pouvoir de Nicolas Sarkozy et compte tenu du nécessaire contrôle de l’exécutif, un tel mode de fonctionnement nous menacerait de connaître un régime bonapartiste, dans une Europe restée parlementaire. Il est indispensable, au contraire, de renforcer le rôle et l’autorité du Parlement au bénéfice de notre démocratie : cela suppose une pleine capacité d’initiative dans la décision politique, une réforme (enfin !) du Sénat et l’introduction d’une forme de représentation proportionnelle dans les deux assemblées. C’est une nécessité de justice dans un pays où le territoire se trouve sur représenté au détriment de la population.
 
Il convient également de clarifier nos orientations pour l’avenir. Que n’a-t-on entendu, là encore ! Le socialisme serait dans l’impasse, ringardisé par le sarkozysme flamboyant, et sur les questions de société, nous aurions vingt ans de retard ? Rappelons à ceux qui auraient la mémoire courte que les socialistes, comme tout le peuple de gauche, sont « héritiers de l’avenir ». Le travail de fond que nous avons accompli ces cinq dernières années, les propositions courageuses, parfois déroutantes mais porteuses d’avenir de Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle doivent nous permettre d’approfondir notre réflexion sur notre identité, dans cette France en mouvement.
 
Et pourtant nous n’avons pas gagné. C’est donc, maintenant, sans amertume, sans arrières-pensées que nous devons, au côté du premier secrétaire François Hollande, redonner du sens à notre démarche collective, analyser nos manquements, nos erreurs de communication et préparer notre prochain congrès.
 
Il nous faudra, aussi, définir des règles plus strictes concernant l’élaboration collective de nos décisions afin qu’elles soient respectées. Combien de fois depuis cinq ans, n’a-t-on entendu des voix socialistes discordantes sur un sujet qui pourtant avait fait l’objet d’une décision de la part de notre direction et parfois même de nos militants. Car nous manquons de discipline et devons réapprendre à vivre ensemble. Soyons fiers, comme les militants le sont, d’appartenir à un parti comme le nôtre et à ses instances dirigeantes.
 
Dès cette rentrée politique, notre devoir et notre responsabilité collective sont de nous remettre au travail, de mettre en perspective, face à la droite au pouvoir, le projet alternatif dont nous sommes porteurs, d’adapter nos réponses aux urgences réclamées par les Français. Elles ont été identifiées dans notre projet socialiste et dans nos propositions de campagne. C’est vrai en matière de sécurité, de justice, d’immigration. C’est aussi vrai en matière de salaire, d’emploi, d’insertion sociale, comme pour le logement, l’éducation et la santé. Nous devons aussi réaffirmer nos valeurs de gauche sur les grands défis de notre société que sont l’égalité, la solidarité, la laïcité, le service public, le développement durable et bien sûr la démocratie. Ce travail est essentiel, non pas pour reproduire ce que nous avons déjà accompli mais pour répondre avec imagination aux nouvelles attentes.
 
Pour accomplir ce grand dessein, nous appelons à l’organisation d’Assises de la transformation de la gauche car le plus important aujourd’hui consiste à créer les conditions d’un rassemblement des forces populaires et progressistes. C’est tout d’abord une nécessité historique. C’est à chaque fois que la gauche s’est regroupée qu’elle a conquis la confiance de la population. C’est ensuite un impératif constitutionnel. Au second tour de l’élection présidentielle, seuls deux candidats peuvent demeurer en présence. La logique de l’affrontement droite-gauche est inscrite dans notre loi fondamentale.
 
C’est enfin une stratégie qui découle de nos valeurs. Le PS et la gauche ne sont pas uniquement des instruments de conquête du pouvoir. Ils sont toujours l’expression de forces sociales et porteurs d’un projet de société. A gauche, pour une gauche nouvelle, porteuse d’un socialisme d’ouverture et d’adaptation, telle est notre stratégie.
 
Face à la nouvelle donne créée par la victoire de la droite et de Nicolas Sarkozy, c’est un nouveau cycle politique qui a vu le jour. Il faut que la gauche s’adapte pour créer une grande force nouvelle rassemblant les socialistes, les radicaux, les républicains, les écologistes, les communistes et les progressistes. Ayons bien conscience cependant que le succès de cette entreprise repose d’abord sur la détermination d’un PS lui-même rassemblé.
 
Pierre MAUROY, ancien Premier Ministre, Sénateur du Nord, membre du Bureau National
Gilles PARGNEAUX, Premier Secrétaire de la Fédération du Nord, Secrétaire National
Par gps20 - Publié dans : Opinions et propos
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Samedi 21 juillet 2007 6 21 /07 /Juil /2007 01:35
Gps20 s’est réuni il y a quelques jours pour faire le point sur la période écoulée. Bien sûr, la victoire de George Pau-Langevin aux législatives a été amplement saluée.
 
En guise de bilan et perspectives, nous avons repris nos textes fondateurs pour constater, satisfaction collective, que nous avions totalement respecté et atteint nos objectifs, même si nous pouvons mettre plus qu’un bémol sur la conduite de la section. Nous nous étions, en juillet 2005, puis en mars 2006 fixé un objectif : ouvrir une page nouvelle dans l’arrondissement. Gps20 va poursuivre et amplifier son travail militant autour de cette orientation. 
 
Pour autant, la situation politique locale est confuse et risque de porter atteinte au Parti Socialiste dans le 20ème arrondissement. Notre section est en crise politique mais aussi d’organisation puisque la commission administrative ne s’est plus réunie depuis 6 mois. Sur tout cela, nous aurons l’occasion de revenir.
 
Pour ce qui concerne les élections municipales, même si la désignation de la première ou du premier des socialistes arrivera très vite à l’automne, nous souhaitons lier la désignation du ou de la chef de file, à la composition de la liste et évidemment au nouveau projet municipal, dans un contexte politique qui sera, sauf changement, marqué par une liste opposée au PS qui pourrait être emmenée par le maire sortant. Dans ce cas, le choix de la tête de liste socialiste devra intégrer ce paramètre pour mener une bataille non de transmission mais de conquête.
 
L’enjeu de la municipale, y compris dans le 20ème, sera d’abord parisien, c’est-à-dire, contribuer au plus haut niveau possible à la réélection, s’il est candidat, de Bertrand Delanoë et donc à la conduite d’un second mandat municipal pour la gauche, face désormais à une droite qui vient de gagner la présidentielle et les législatives.
 
Il conviendra de penser le projet municipal local, en articulation avec la commission fédérale du projet municipal parisien, en cours d’élaboration.
 
La contribution de Bertrand Delanoë ainsi que de la Fédération seront à tous égards, compte tenu de notre situation locale dans le 20ème, un apport précieux pour notre réflexion collective.
 
S’agissant de la composition de la liste, nous nous sommes donnés une grille de critères objectifs applicables du premier au dernier des candidats :
-          Habiter effectivement l’arrondissement. S’agissant d’une élection municipale et du respect dû aux électeurs et aux électrices, ce critère nous semble utile après une campagne faite par le dissident sur le thème du parachutage alors même que celui-ci n’habite pas l’arrondissement ;
-          Renouvellement d’au moins un tiers de la liste. De ce point de vue, si une liste concurrente au PS se confirmait, cet objectif serait plus facilement rempli ;
-          Parité stricte, dans la composition de la liste, dans la liste des conseillers de Paris, dans l’exécutif du 20ème, dans les postes de délégation, dans la liste des conseillers d’arrondissement ;
-          Respect de la diversité républicaine pour bâtir une liste à l’image de l’arrondissement, dans la liste des conseillers de Paris, dans l’exécutif du 20ème, dans les postes de délégation, dans la liste des conseillers d’arrondissement ;
-          Respect de la diversité générationnelle, sociale, professionnelle et géographique ;
-          Non cumul des mandats, ce critère pouvant être étendu à tout mandat si c’est une clé du renouvellement. Dans le même esprit, le non-cumul dans le temps doit fournir une indication pour mesurer le renouvellement à préparer pour les prochaines échéances.
 
D’autres critères ou éléments plus subjectifs ont été également abordés mais ressortent d’une appréciation à nuancer (représentativité, implantation, compétence…). Enfin, cette liste devra être, à rebours des expériences précédentes, élaborée dans des conditions de transparence effective et sur la base de critères partagés. En d’autres termes, la désignation du ou de la chef de file ne sera en rien un blanc-seing pour la composition du reste de la liste, mais au contraire, les candidats à la candidature devront s’engager sur une composition-type de la liste dans le 20ème.
 
 
 
Par gps20 - Publié dans : Paris, le 20ème
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Jeudi 19 juillet 2007 4 19 /07 /Juil /2007 15:14
Deux mois et demi après son arrivée à l’Élysée, Nicolas Sarkozy a engagé de nombreux chantiers. L’occasion pour François Hollande de dresser un premier bilan de la période qui s’est ouverte le 6 mai dernier. Il évoque également le processus de refondation du Parti socialiste.
Nicolas Sarkozy s’est exprimé à Épinal sur la future réforme des institutions. Le PS a dénoncé une « dérive présidentialiste ». Pourtant, est-ce qu’il n’y avait pas une hypocrisie à ce que le droit ne dise pas ce qu’est la pratique du pouvoir ? Nicolas Sarkozy a une certaine propension à tout vouloir trancher, ordonner, régenter. Sa pratique du pouvoir renforce les excès de la Ve République, à savoir la concentration des décisions en un seul lieu. C’est le pouvoir personnel. Ce n’est pas ma conception de la démocratie.Il y a donc nécessité à un rééquilibrage de nos institutions. Le projet socialiste a fait le choix de la république parlementaire qui allie un président responsable, un Premier ministre lié par un contrat de majorité, un parlement respecté. Nicolas Sarkozy est précis sur ce qui renforce ses prérogatives présidentielles ; il est interrogatif sur ce qui pourrait les limiter. Il demande par exemple à se rendre au moins une fois par an devant le Parlement ; en revanche, il est plus évasif lorsqu’il s’agit de supprimer les procédures contraignantes qui brident l’initiative législative du Parlement.
Mais finalement, la quasi-disparition du poste de Premier Ministre est-elle un problème ? N’est-ce pas une façon de rendre le président plus responsable ? La difficulté tient au fait que c’est malgré tout le Premier ministre qui demeure responsable devant le Parlement. Nous aboutissons donc à un paradoxe. C’est le président et non le chef du gouvernement qui, en fait, « détermine et conduit la politique de la nation », mais c’est le seul Premier ministre qui peut, en droit, être renversé par l’Assemblée.Dans un régime présidentiel, comme aux États-Unis, le parlement dispose habituellement de moyens de contrôle renforcés. Rien pour le moment n’y ressemble dans ce que suggère le chef de l’État. Le seul « statut de l’opposition » qui vaille, c’est le renforcement des droits de l’Assemblée nationale.
Parmi les nombreux points soulevés, quels sont ceux qui vous semblent prioritaires et sur lesquels pourrait éventuellement s’élaborer un consensus ?
Tout ce qui concourra à l’affermissement des pouvoirs du Parlement aura notre agrément. Suppression de l’article 49-3, du vote bloqué, de la procédure d’urgence, possibilité pour les assemblées de fixer pour partie leur ordre du jour, mandat unique… Mais, là encore, j’observe la timidité du Président qui n’a évoqué par exemple la suppression de l’article 49-3 (adoption d’une loi sans vote) que pour exprimer sa propre « réserve ». Il nomme une « commission sur les institutions », mais il encadre déjà sa réflexion. Elle devra être « au-dessus des partis », mais visiblement pas au-dessus de lui…
Pourquoi avoir stigmatisé la participation à la commission de modernisation de la vie politique qui sera présidée par Édouard Balladur ?
Toute réforme institutionnelle ne peut être adoptée au Parlement réuni en Congrès que par une majorité des trois cinquièmes. Ce qui suppose, si l’on veut aboutir, de rechercher un consensus. La bonne formule aurait été celle de la commission parlementaire. Commencer par l’écarter de la réflexion augure mal du sens des réponses à apporter. L’ouverture, ce n’est pas choisir ses opposants sur chaque sujet. L’ouverture, c’est accepter un dialogue franc et ouvert avec l’opposition, dialogue à partir duquel les compromis peuvent être envisagés. S’agissant des institutions, nous verserons nos propositions au débat et nous verrons le traitement que leur réservera l’Élysée dans la préparation de son projet.
À quelles conditions le PS est-il prêt à jouer le jeu de l’ouverture ?
Ne soyons dupes de rien. Nicolas Sarkozy pratique l’ouverture médiatique, mais la fermeture programmatique. Il cite Jaurès, mais met fin à l’impôt sur la fortune. Il nomme des personnalités issues de la diversité, mais opère l’amalgame entre immigration et menace sur l’identité nationale. L’attraction du pouvoir peut être forte. Ce n’est pas nouveau. Mais que chacun prenne la mesure de ce qu’il accepte. On ne peut continuer à se prétendre de gauche et cautionner une politique résolument de droite. À chacun de prendre garde de ne pas finir comme dans la fable du corbeau et du renard, sauf à vouloir occuper un « fromage ».
Justement, vous dites que la droite mène une politique résolument à droite. Ce n’est pas une surprise !
Non. Mais Nicolas Sarkozy est, comme tous les hommes de droite, tenté de le faire oublier. Sa politique est malheureusement sans surprise. Au plan économique et social, l’adoption du paquet fiscal est une caricature. Le bouclier fiscal permettra, selon le ministère des Finances, à un petit millier de contribuables disposant d’un patrimoine financier supérieur à 15 millions d’euros de bénéficier d’une restitution moyenne de 250 000 euros par an. Ce qui coûtera à la collectivité 272 millions d’euros !
L’UMP a également porté de 20 % à 30 % l’abattement de l’ISF sur la valeur de la résidence principale…
Et elle a autorisé une nouvelle déduction pour les investissements dans les PME. Sans l’avouer, la droite vient de porter un coup décisif à l’impôt sur la fortune. La transmission de la richesse d’une génération à l’autre n’a pas été oubliée non plus. Alors que 75 % des successions étaient déjà exonérées, un couple avec deux enfants disposant de 1,5 millions d’euros pourra désormais transmettre l’intégralité de son patrimoine sans que ses ayants droit n’aient à acquitter quoi que ce soit, soit un gain de 200 000 euros par foyer fiscal dans cet exemple précis.
Le chef de l’État parle de « choc de confiance »…
Ce « choc » ne touche qu’une poignée de Français. Cette politique n’est pas de nature à donner au pays un surcroît de croissance. Pire, elle sera financée par la dette, la diminution des services publics, la vente d’actifs et l’augmentation des taxes pour le plus grand nombre (franchises de santé ou TVA sociale). Pour bénéficier de la politique de Nicolas Sarkozy, il faut commencer par être riche. C’est le principe du « pour gagner plus, il faut déjà avoir plus ».
Ce n’est pas tout à fait le discours de Nicolas Sarkozy…
Ce n’est pas son discours qui doit le plus solliciter notre vigilance, mais ses actes. Nicolas Sarkozy dit aimer l’école et ses enseignants, mais c’est son gouvernement qui s’apprête à supprimer plus de 17 000 postes en 2008 ! C’est Nicolas Sarkozy qui, la main sur le cœur, en rajoute sur le droit opposable au logement, mais c’est le même qui préfère accorder près de 4 milliards d’euros pour exonérer les intérêts d’emprunts alors que cette somme aurait pu permettre le doublement de la construction de logements sociaux. C’est le candidat Sarkozy qui promettait de faire baisser la dette sous les 60 % du PIB ; c’est le même qui accepte qu’elle franchisse 65 % à la fin de l’année !
Peut-on au moins reconnaître au gouvernement de s’être immédiatement mis au travail ? Il y a par exemple le vote de la loi sur la récidive et les mineurs délinquants…
C’est un très bon exemple. Il illustre la précipitation dans laquelle le gouvernement travaille.
C’est quand même un véritable sujet ?
De quoi parle-t-on ? D’une nouvelle réforme de la loi pénale alors que l’encre n’est pas encore sèche pour les trois réformes précédentes. Y avait-il véritable urgence à légiférer ? Le gouvernement précédent avait-il laissé la France dans un tel état d’insécurité ? Les sanctions existent et le débat au Sénat a permis de relever que les juges et les jurés appliquent déjà avec sévérité la loi pénale. Les condamnations en matière criminelle sont d’ores et déjà supérieures aux peines plancher que veut instituer Rachida Dati. En revanche, 30 % des peines prononcées aujourd’hui ne seront pas exécutées demain, faute de moyens suffisants alloués au ministère de la Justice. En revanche, la loi alourdira les peines pour les délits. Avec le projet actuel, nous allons essentiellement engorger nos prisons de délinquants – y compris mineurs – qui, faute de structures adaptées pour les encadrer et préparer leur réinsertion, vont entrer dans un processus d’escalade. La loi Dati est paradoxalement une machine à créer de la récidive.
On parle toutefois de « loi Dati », est-ce que ce n’est pas un progrès ?
Le progrès, c’est une femme issue de la diversité qui devient garde des Sceaux. La régression, c’est hélas la loi que cette même ministre défend au nom du gouvernement.
Est-ce que la nomination de plusieurs ministres issus de la diversité n’est pas une pierre jetée dans le jardin du PS ?
Dois-je rappeler que nous ne sommes pas au pouvoir ? Je souligne tout de même que depuis le congrès de Dijon, nous avons toujours veillé à ce que notre exécutif à nous, le bureau national, soit justement représentatif de la société française. Faouzi Lamdaoui, Malek Boutih, Safia Ottokoré, Kader Arif, Harlem Désir, Bariza Khiari, Ouarda Karraï, sont la démonstration de ce Parti socialiste qui valorise tous les talents. Je ne suis pas certain que nous soyons étrangers à la décision de Nicolas Sarkozy. Sur la parité comme sur la diversité, nous avons été les précurseurs et tant mieux si la droite nous emboîte le pas et même nous précède au plan gouvernemental. Il nous faudra être encore plus ambitieux.
Vous rappelez que le PS a été à l’origine de certaines innovations dans la vie politique. Dans cette ligne, comment va s’organiser le processus de refondation annoncé ?
Nous allons nous remettre ensemble au travail dès l’université d’été de La Rochelle. J’insiste sur la nécessité de nous livrer à cette refondation, ensemble. Le calendrier politique de la rentrée sera chargé (débat budgétaire, réforme des institutions, préparation des municipales…) mais rien ne serait pire que de repousser à des jours meilleurs la réflexion. Je lancerai donc dès le mois de septembre trois groupes de travail, rassemblant toutes les générations, pour aboutir à trois grands forums thématiques qui se dérouleront entre le 24 novembre et le 20 janvier. Il s’agira au terme de ces trois rendez-vous de nous accorder sur les diagnostics, les principes fondamentaux et les valeurs sur lesquels doit reposer une politique socialiste. Il s’agit de réaffirmer dès cette période une ambition qui se déclinera ultérieurement sous la forme d’un programme. Nous entreprendrons parallèlement dès le début de l’année 2008 une double réflexion, d’abord sur l’évolution nécessaire de notre fonctionnement (adhésions, fonctionnement, etc.) et, plus stratégiquement, sur les modalités d’une structuration de la gauche.
Donc, si on comprend bien, il vaut mieux commencer par de bonnes vacances…
Oui… pour bien s’opposer, il faut commencer par bien se reposer. Bonnes vacances à toutes et tous ! Et merci pour le travail accompli pendant tous ces mois de campagne. Certes, nous n’avons pas gagné. Mais, soyons fiers de nos valeurs et prêts pour les combats démocratiques qui s’annoncent.
Par gps20 - Publié dans : Vie politique nationale
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Bonjour ! Elue députée de la 21ème circonscription, vice-présidente du groupe socialiste, chargée de l'immigration et du co-développement, je souhaite associer les militants socialistes et au-delà les citoyens du 20ème à mon action parlementaire. Pour participer, donner ton point de vue, suivre l'activité parlementaire : rendez-vous sur mon blog, http://www.georgepau-langevin.com . A bientôt, George Pau-Langevin

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