Mardi 15 avril 2008
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Le PS rénové que je souhaite est un parti de gouvernement qui adopterait la devise de Martine Aubry, reprise par Jean Glavany, dans son livre « le cap et la route », "une société
durable et juste, économiquement efficace, socialement juste" : un choix de société social-démocrate, pour moi le seul crédible et capable de mobiliser près de 20 millions d'électeurs
nécessaires pour accéder à la présidence de la République (je ne suis pas strauss-kahnien). Le PS continue son combat historique pour une société socialement juste. Mais une majorité de Français,
même de gauche ne lui accorde toujours pas leur confiance pour mener une politique économiquement efficace dans un monde globalisé. Et pourtant nous avons en France d'excellents économistes,
reconnus internationalement comme Philippe Aghion, professeur à l'université d'Harvard, nobélisable, dit-on, Thomas Philippon, professeur à l'université de New York, Thomas Piketty, fondateur de
l'Ecole des hautes études en sciences sociales à Paris, Daniel Cohen ...qui se sont clairement engagés à gauche pendant la campagne électorale présidentielle. Irrités de voir que les leaders
politiques de droite comme de gauche ne traitaient que superficiellement les problèmes économiques, ces experts associés à d'autres de sensibilité politique opposée ont écrit par exemple un livre
où après avoir établi en commun un état des lieux sans concession de la situation de notre pays, ils ont proposé «(une) politique économique de droite, (une) politique économique de gauche »
(le cercle des économistes -Perrin - 2006). Certains d'entre eux sont maintenant écoutés par des leaders du PS.
Je ne comprendrais pas que nos leaders candidats à la direction du parti et à la présidence de la République ne s'expriment pas profondément sur ces analyses économiques, soit pour les critiquer,
mais avec des arguments concrets, soit, s'ils les partagent, qu'ils ne proposent pas de solutions crédibles pour sortir notre pays d'une situation si inquiétante. Pour ma part je ne saurais
pas donner ma voix à un(e) candidat(e) qui ne se montrerait pas convainquant. Mais ce ne serait qu'une voix sur 20 millions.
Pierre Bothorel
Par Pierre BOTHOREL
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Publié dans : Opinions et propos
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