Vendredi 3 mars 2006
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Le Parti socialiste, à la veille d’échéances décisives pour le pays, peut-il donner le spectacle du jeu des ambitions personnelles et d’un parti tourné sur lui-même ? Pour notre part, nous ne le voulons pas !
· Parce que le rejet de la droite ne se traduira pas mécaniquement par la victoire de la gauche,
· Parce que nous devons reconstruire une espérance collective à gauche,
· Parce que notre pays attend de la première force politique à gauche un projet d’alternative et d’espoir,
· Parce qu’après une année de déchirements, nous devons nous remettre au travail et jouer collectif,
Militants socialistes de la 20ème section, nous sommes engagés, pour la plupart d’entre nous depuis plusieurs congrès, autour de François Hollande, notre Premier Secrétaire, pour inscrire dans la réalité militante, son orientation de construire à gauche et en utilité aux françaises et aux français, un grand parti socialiste (contribution du congrès de Dijon).
Cette structure est tout à la fois la déclinaison locale de la sensibilité nationale et fédérale articulée autour de François Hollande et le vecteur de l’animation politique locale en direction des adhérents du 20ème arrondissement.
Dans le 20ème arrondissement, nous avons pris toute notre part, notamment, lors du dernier congrès, pour rompre avec le passé et refaire de notre section un lieu collectif d’élaboration politique. Ce travail n’est bien sûr pas achevé. C’est pourquoi, nous nous proposons de le poursuivre.
Dans le droit fil des orientations politiques portées par notre Premier Secrétaire François Hollande, nous entendons mettre au cœur de notre action les urgences de l’année 2006, qui se déclinent autour de quelques choix très concrets :
- nous faisons le choix du projet socialiste d’abord. Le choix du candidat ou de la candidate résultera de notre travail sur le projet et non l’inverse, sauf à désaisir les militants de leurs responsabilités et à les transformer en supporters. Ce n’est pas en affaiblissant notre parti, par des initiatives personnelles ou par la polyphonie des écuries qu’on renforcera la gauche et sa capacité à offrir une alternative politique aux français(e)s ;
- nous faisons le choix d’un parti ouvert sur la société. Nous ne pouvons nous satisfaire d’un nombre d’adhérents très bas, au regard des grands partis socialistes européens. Nous nous félicitons que dans l’année du projet, nous ouvrions grand les portes de notre Parti à toutes celles et tous ceux qui veulent le rejoindre. Pour nous un adhérent n’est pas un supporter ni une clientèle, mais un acteur de son parti, qui vote sur les orientations et choisit sur cette base ses représentants ;
- nous faisons le choix du renouvellement, pas seulement dans les mots mais aussi dans les actes. Nous voulons un parti à l’image de la société, parce que la politique n’est pas un métier, mais une fonction. Dans cet esprit, ouvrir le parti n’est pas qu’un choix quantitatif, c’est aussi un choix qualitatif qui implique :
1. le non cumul des mandats et des fonctions, y compris dans le temps ;
2. la parité et dans ce cadre, l’égal partage des responsabilités à tous les niveaux ;
3. la reconnaissance, à l’image de la société française de la diversité qui la compose, qu’il s’agisse de la diversité des parcours, des origines ou socio-professionnelles ;
4. le respect par tous les socialistes des choix collectifs de notre Parti.
C’est tout le sens de notre engagement autour des orientations du Premier Secrétaire que nous défendrons dans le 20ème. Une chance nous est offerte pour bâtir une force politique dynamique, ouverte, démocratique, pour réhabiliter la politique et redonner toute sa place aux militant(e)s. Saisissons-là !
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